histoire de campagne Paris XVIII

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histoire de campagne Paris XVIII

Message  Nono le Sam 18 Aoû 2007 - 1:55

Est-ce que Paris sait ce qu’elle est et ou elle va ? Il est parfois difficile de répondre à cette question et c’est cela qui rend Paris si artificielle au premier abord. Songeons que Paris n’a pas la gloire de l’ancienne Rome ou de la belle Constantinople. Elle s’est construite sans connaître véritablement de but politique ou culturel, les trahisons répétées des seigneurs de la ville contre leur Roi en sont l’exemple (Etienne Marcel). De plus, Paris n’a pas toujours été la capitale de la France : Soissons, Bourges, Aix la Chapelle ou Orléans le prouvent. Les Rois craignant cette ville n’ont-ils pas souvent résidés dans des demeures luxueuses en dehors de Paris : Fontainebleau, Chambord, et surtout Versailles.
Paris est ambiguë et à plus d’un titre. Elle vit sur les restes des anciennes demeures romaines et des palais de quelques Rois qui ont été fidèles à la Ville : Charles V, Philippe II Auguste… Elle est entourée de solides murailles qui en font une sorte de grande prison où la mendicité, la rapine, les assassinats sont monnaie courante, où les plus riches s’enferment dans des hôtels particuliers avec une horde de valets assurant leur confort. La pauvreté de Paris est partout, les demeures abandonnées des riches en font des nids pour les gangs de rues et les menus larcins, les serviteurs vivent dans des conditions assez misérables pour la plupart quand ils n’ont pas la chance de faire partie d’une grande maison. Pourtant, c’est à Paris que se dessine les modes de l’Europe, les salons philosophiques et leurs Lumières qui inondent l’Europe de ses reflets. Ce bouillonnement intellectuel en fait une des villes les plus visitées du monde et permet de penser et de parler français dans toutes les bonnes cours européennes.
On pourrait dire que cela est le lot de toutes les villes qui sortent d’un Moyen-Âge difficile, mais Paris doit aussi assumer une forte densité de population qui en fait la première ville de l’Europe au commencement du règne de Louis XV. C’est là où se trouve Paris : Une magnifique rose est née sur un fumier et ne demande qu’à trouver une terre plus riche. Cette rose est le symbole de sa splendeur, mais aussi sa faiblesse et sa superficialité. Toutefois, elle ne pourrait survivre sans ce tas de fumier qui l’alimente.
Paris doit être vu comme une nébuleuse tournoyant en permanence et en emmenant ses habitants dans une danse frénétique, mais la seule crainte de ces habitants est que cette danse ne cesse.


Dernière édition par Nono le Mer 13 Aoû 2008 - 17:24, édité 1 fois
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Renaissance de Paris

Message  Nono le Sam 18 Aoû 2007 - 1:59

La Renaissance commençait déjà à la fin du règne de Louis XI et les réussites économiques de ce Roi permettront à la France de disposer des ressources financières à son renouveau intellectuel et culturel. L'essor intellectuel des nouvelles idées voyait un développement notoire de Paris. La ville allait devenir une place universitaire incontournable. Elle façonnera le monde intellectuel et politique de la France. C'était à Montmartre, que le jésuitisme prend sa source et sera le fer de lance d'une centralisation de la culture et de ses moyens de transmissions. La bourgeoisie parisienne était très influencée par le protestantisme et les idées nouvelles.
Paris possédait un centre religieux, Notre-Dame et un centre politique, le Palais, dans l'Ile de la cité, autour du noyau, se développaient des faubourgs, les Halles (le marché central) étaient à coté du port de grève, la ville était principalement approvisionnée par voie fluviale. Rive gauche, se façonnait des faubourgs monastiques, Sainte-Geneviève, Saint-Germain, Saint-Sulpice, ..., rive droite, se dressait des faubourgs commerciaux et marchands, Saint-Méri, Saint-Denis, plus tardivement Saint-Antoine.
Son centre fortifié datait de l'époque médiévale, c'était une cité anarchique, en dehors des halles, des rares ponts publics et de hôtel de ville. Il y avait peu d'espaces ou l'on échappait à un sentiment d'enfermement, peu d'ornementations, de monuments. Les rues étaient étroites, deux à six mètres de largeur, parfois de quoi à peine faire passer une calèche. Toute la construction de la ville allait s'engager désormais autour d'un pouvoir royal centralisé et d'un espace public réorganisé selon les voeux des monarques, tendant peu à peu vers l'absolutisme.
On trouvait chez les Valois et les Bourbons une cohérence certaine à vouloir une ville moins dense et plus ouverte, par l'importation d'un monde intellectuel où l'Italie ouvrit la voie d'un renouveau artistique considérable. Une fois de plus sa vocation latine se profilait et politiquement la venue de la famille Médicis en France augurera d'une période très trouble et d'une volonté laisser des traces patrimoniales de grandes envergures. Telle que la mise en perspective de Paris, qui allait aussi s'étendre à partir de la Renaissance vers l'ouest, par la voie royale, jusqu'au Louvre.
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Louis XIII

Message  Nono le Sam 18 Aoû 2007 - 2:02

Monarque autoritaire et sournois, Louis XIII ne laissait rien décider sans son consentement ; plutôt qu'une alliance avec l'Espagne, décidée par sa mère et le parti catholique, il choisit avec Richelieu de s'allier aux puissances protestantes, et sut conserver son ministre contre vents et marées ; il intervenait dans la guerre de trente ans contre l'Autriche et voua le royaume de France à la Vierge en 1638. Il mourut cinq mois après Richelieu.
Louis XIII devait pour gouverner s'affranchir de la régence de sa mère Marie de Médicis qui gouvernait avec autorité pendant son enfance. Concini aida Marie de Médicis dans sa tâche. C'était elle qui maria son fils à l'infant Anne d'Autriche. À 16 ans, Louis se débarrassait de Concini. Enfant maladif, inquiet, "opiniâtre" d'après son médecin Héroard ; passionné de vénerie, d'armes à feu, il ne se livra qu'à son maître de fauconnerie Luynes.
Il faisait de ce dernier son principal ministre dont l'action sera aussi impopulaire que celle de son prédécesseur. Marie était reléguée à Blois d'où elle se sauva en février 1619. Avec l'aide de Richelieu, elle revenait même sur le devant de la scène. Louis s'occupait de rétablir la religion catholique dans le sud-ouest de la France. Les affaires intérieures et les problèmes avec les Habsbourg dans les années 20 conduisirent Louis à accepter Richelieu dans son Conseil (1624). Entre 1626 et 1628, le problème protestant trouva une solution après le siège de La Rochelle. Le parti dévot animé par le cardinal de Bérulle, la reine-mère, Gaston, frère du roi poussa le roi et Richelieu à prendre des mesures radicales pour extirper le protestantisme du royaume.
"Le grand orage" éclate le 10 novembre 1630 : Louis renouvela sa confiance à Richelieu ; le parti dévot était démantelé et Marie de Médecis obligée de s'exiler aux Pays-Bas. A partir de 1630, la lutte contre les Habsbourg fut l'objectif privilégié (guerre de trente ans). Richelieu mettait aux ordres les provinces et utilisa des expédients pour enrayer le déficit du budget. Les complots se multipliaient. Clergé et parlements entraient dans une résistance larvée. La pression fiscale engendra des révoltes populaires dans les campagnes (1636 : Les Croquants entre Loire et Garonne, les Va-nu-pieds en Normandie en 1639).
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Louis XV

Message  Nono le Dim 19 Aoû 2007 - 16:30

A la mort du régent, Louis XV règne officiellement. En réalité, le pouvoir est exercé par le duc de Bourbon, puis par le cardinal de Fleury, qui parvient à rétablir les finances. En 1730, le clergé refuse la sépulture à la célèbre actrice Adrienne Lecouvreur, dont le corps est jeté à la voirie. Pendant les années 1743 - 1758, Louis XV gouverne par lui-même. La publication de l' << Encyclopédie >> est interdite l'année même du désastre de Rossbach (1757). Le roi abandonne la direction du royaume au duc de Choiseul, lequel favorise indirectement l'opposition des parlements et des philosophes. En 1770, avec l'arrivée du triumvirat Maupeou - Aiguillon - Terray, le pouvoir se durçit. L'intérêt pour toutes les formes de sciences se fait croissant, et se poursuivra sous le règne suivant. A l'extérieur, la France, dont le rayonnement culturel n'a jamais été aussi intense (Voltaire est appelé à la cour de Frédric II de Prusse), apparaît, malgré quelques succès militaires, politiquement affaiblie, ce dont témoigne la perte du Canada en 1763.
La marquise de Pompadour devient maîtresse du roi en 1745, année au cours de laquelle Voltaire est nommé historiographe du roi. Madame de Pompadour jouera un rôle important dans le domaine des arts et des lettres. Elle fait nommer au poste de directeur des Bâtiments son frère, le marquis de Marigny. Celui-ci, soigneusement préparé à ses nouvelles fonctions, mêle judicieusement les commandes aux artistes de tendance rocaille, tels Boucher et Fragonard , ou plus classique, comme par exemple Greuze, Vernet, Carle Van Loo et Vien.
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une ville au 18ème siècle

Message  Nono le Mer 21 Nov 2007 - 2:09

Les privilèges sont les statuts dont disposent le clergé et la noblesse, mais aussi des provinces, des villes et des corporations. Les privilèges sont en principe des garanties de liberté contre les volontés du pouvoir. Le privilège, « loi privée » est une règle qui ne s'applique qu'aux membres de tel groupe, aux habitants de telle ville, etc. La société d'Ancien Régime est donc parfois considérée comme une « société de privilèges ». Le mot prend donc rapidement un sens politique et social. Au XVIIIe siècle, il signifie l'inégalité, l'abus, particulièrement quand il s'applique au clergé et à la noblesse, appelés « ordres privilégiés ».
On compte un nombre importants de métiers réunies en corporations (ayant lettres patentes royales et monopole d’Etat), guildes ou jurandes… Dans les différentes villes citées ci-dessous, des organisations similaires se sont mises en place.

Les villes les plus importantes sont :
- PARIS 650 000 hab.
- LYON 150 000 hab.
- MARSEILLE 110 000 hab.
- BORDEAUX 110 000 hab.
- ROUEN 100 000 hab.
- NANTES 80 000 hab.
- STRASBOURG 50 000 hab.
- TOULOUSE 50 000 hab.

La croissance de la population urbaine est à l'origine d'un nouvel urbanisme dans lequel le pouvoir royal intervient de plus en plus malgré les protestations des autorités locales (constructions de logements, de bâtiments publics comme les halles, les hôpitaux, ou les théâtres). La ville du XVIIIºs se développe non seulement en hauteur mais aussi en superficie, par la construction de maisons à étages dans les vieux quartiers et par le développement de faubourgs à la périphérie où viennent s'entasser les prolétaires. Les rues des grandes villes s'élargissent, les maisons construites sur les ponts sont démolies, les bras de rivière sont comblés ou canalisés. Des innovations font leur apparition comme l'éclairage public, le marquage des rues, la numérotation des maisons, et même les trottoirs (1781 à Paris).
La noblesse qui vit dans des hôtels particuliers et qui possèdent d'importants domaines ruraux bénéficie non seulement de solides revenus mais aussi du prestige par leur titre et les emplois d'Etat qui lui sont réservés. La noblesse investit dans le négoce (compagnies maritimes surtout) et dans l'industrie (métallurgie). La prépondérance nobiliaire s'affirme partout, à Toulouse, par exemple, elle représente 63% de la richesse. La noblesse s'adonne à des activités culturelles telles que des académies de sciences ou d'arts, ou bien encore des sociétés de pensées.
La haute bourgeoisie, très proche des nobles par leur train de vie, la haute bourgeoisie se divise essentiellement en bourgeoisie financière et en bourgeoisie commerçante auxquelles il faut ajouter les professions libérales (avocats, notaires, médecins...). Dans les ports, c'est la bourgeoisie des négociants et des armateurs qui l'emporte et qui stimule l'industrie textile par exemple. La haute bourgeoisie a un train de vie fastueux (hôtels particuliers, manoirs à la campagne). Elle domine la vie politique locale et veut accéder à la noblesse et non la supprimer.
La moyenne bourgeoisie, elle est composée d'éléments très divers : propriétaires fonciers, rentiers, détenteurs de petits offices (fonctionnaires, hommes de loi, professions libérales...). La moyenne bourgeoisie est importante dans les petites villes (Chartres, Grenoble...) où elle représente 1/5 de la population. Elle vit en appartements avec un domestique et économise pour que ses enfants accèdent à l'échelon social supérieur.
Au XVIIIème, l'artisanat domine. Le travail humain est prépondérant car il y a peu de machines. De véritables industries rurales dépendantes de la ville apparaissent avec les négociants entrepreneurs qui fournissent la matière première et qui récupèrent le produit fini (coton puis drap par exemple) dont ils assurent eux-mêmes la vente. Ces négociants trouvent dans les campagnes une main-d'oeuvre docile et bon marché.
Il est très règlementé par les corporations qui s'appuient sur une hiérarchie interne très rigide. Nombreux sont les artisans qui demeurent au stade de compagnons. Dans la seconde moitié de XVIIIème, le système corporatif est très critiqué. On l'accuse d'entraver le progrès technique (refus de toute innovation) et la libre concurrence (la maîtrise étant réservée à une élite fortunée et aux propres fils de maître).
Il y a peu de grands établissements industriels, mais quelques manufactures regroupent déjà une main-d'oeuvre importante (Les Gobelins ou la manufacture de Sèvres à Paris par exemple). Les grandes industries modernes font leur apparition comme les houillères (Saint-Étienne), la métallurgie (Le Creusot), où la première coulée de fonte a lieu en 1785. La machine à vapeur (de Watt) fait son apparition en Angleterre dans la métallurgie et le textile.
Maîtres, compagnons, apprentis et salariés des manufactures vivent de manière fort diverses. Certains maîtres, artisans ou boutiquiers atteignent une certaine aisance qui les rapprochent de la petite bourgeoisie composée de rentiers et d'employés. Mais ils doivent faire face aux revendications ouvrières de plus en plus pressantes malgré les corporations. Les compagnons sont organisés en associations d'entraides et de résistance qui ont une grande force puisqu'elles contrôlent l'embauche. Elles peuvent avoir recours à la grève et aux manifestations. Avec le développement des manufactures et des grands ateliers, apparaît le prolétariat industriel dont les conditions de vie sont précaires. La richesse décroît au fur et à mesure que l'on gravit les étages d'un immeuble. Les quartiers résidentiels s'opposent aux quartiers populaires. En villes nombreux sont aussi les mendiants de toute sorte. La ville est le lieu par excellence des inégalités sociales où le grand luxe côtoie en permanence la misère la plus noire.
En 1776, Turgot autorise l'établissement d'une première banque, la Caisse d'escompte. Il présente au Conseil du roi en janvier ses fameux Six décrets. L'un d'eux étendit à Paris le libre échange des grains. Deux autres édits modifiaient l'imposition du bétail et du suif. Mais les deux décrets qui ont rencontré la plus forte opposition sont celui abolissant les corvées et celui supprimant les jurandes et maîtrises. Dans le préambule, Turgot annonce courageusement son objectif d'abolir les privilèges et de soumettre les trois ordres à taxation — le clergé en a ensuite été exempté, à la demande de Jean Frédéric Phélypeaux, comte de Maurepas. Dans le préambule au décret sur les jurandes, il fixe comme principe le droit de chaque homme pour travailler, sans restriction.
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La cour en quelques lignes

Message  Nono le Mer 21 Nov 2007 - 2:26

Le roi établit des règles d’étiquette rigoureuses et complexes, qui transformaient tous ses actes, même les plus quotidiens, en un cérémonial quasi sacré.

Le roi et la reine avaient leur Grand et leur Petit Lever, leur Grand et leur Petit Coucher. Certaines personnes y étaient admises. Aux plus favorisés revenait l’honneur d’entourer le roi, derrière la balustrade qui isolait le lit du reste de la pièce, et de lui prêter rituellement assistance en lui présentant un vêtement. Toutes les circonstances de la vie étaient ainsi réglées, depuis la naissance des princes, qui avait lieu en public (ce qui évitait toute contestation de légitimité), jusqu’aux obsèques du roi régies par des coutumes immuables. Les rapports du roi avec les personnes admises à l’approcher connaissaient les mêmes solennités, qu’il s’agisse des réceptions d’ambassadeurs, des présentations de gentilshommes et de dames titrées ou de la réception des vœux et des félicitations.

Pour rompre avec ce protocole, Louis XIV institua les « Jours d’Appartement » où trois fois par semaine, de 19 à 22 heures, les courtisans étaient admis dans le Grand Appartement. Dans différents salons étaient répartis des buffets, des tables de jeu, on pouvait écouter de la musique ou danser. Le roi s’y promenait sans que les seigneurs et les dames dussent se déranger de leur jeu pour le saluer. C’était un grand honneur, envié et disputé, que d’y être admis. C’est dans le même esprit que Louis XIV voulut se réserver, en faisant aménager les Petits appartements, une vie plus intime dans la seule compagnie de ses familiers, tels ses compagnons de chasse qu’il retenait souvent à dîner.

A côté du roi et des ministres qui détiennent l'autorité, il existe d'autres puissances à la Cour, puissances d'influence qui peuvent être détenues par des personnages - la Reine, le Dauphin, un favori ou une favorite -, une famille, un "parti " politique ou religieux... En ce pays-ci, où l'on n'obtient rien sans appui et où tout est intrigues - grandes quand elles touchent le pouvoir, petites quand elles ne concernent que des intérêts particuliers -, il importe de connaître sa Cour car les réseaux sont subtils, et les alliances changeantes.
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les règles de Versailles

Message  Nono le Lun 26 Nov 2007 - 18:27

Il nous faut aussi rappeler les règles d’usage à la Cour, qui s’appliquent aussi bien aux personnages qu’aux personnages non joueurs :

• Ne point s’adresser à une personne ayant un statut plus élevé que le sien, seul cette personne peut engager la conversation avec vous (ce qui évite les solliciteurs) ? Donc, il vous faut respecter votre rang (termes pour les mortels) ou statut.
• Ne point oublier de faire révérence à des gens d’un statut supérieur. Ainsi, cela permet de connaître son statut face à un autre vampire ou son rang face à un humain.
• Ne point tourner le dos à une personne de la famille royale ou le Prince de sang. Et faire révérence trois fois en se retirant devant le Roi ou le Prince de France.
• Ne point rire à gorge déployée.
• Ne point faire injure à Dieu.
• Ne point manquer l’usage d’un bon mot qui vous donnera hommage à la Cour.
• Ne point manquer de porter habits de bon goût.
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Gouvernment de sang

Message  Nono le Mer 28 Nov 2007 - 0:35

Le Gouvernement de sang

Le Prince de France et de Navarre : portant un titre similaire au Roi (protégé par l’onction de l’huile de la Sainte Ampoule et donc immunisé au pouvoir du don obscur), il est à la tête de la praxis de France et détient un pouvoir absolu sur tous les autres fiefs de son royaume. Il est aussi en titre prince de Versailles et de Paris et son influence y est encore plus forte. Toutefois, il ne peut s’opposer aux lois fondamentales de la Camarilla et des antiques lois de la Monarchie (ne peut choisir un héritier au Roi). Le prince depuis la chute d’Alexandre est Béatrix.

Le Chancelier de sang : le titre de chancelier a toujours été commun à plusieurs offices ; mais le plus éminent est chancelier de sang, président du Conseil de sang et interprète des volontés du prince par des édits et ordonnances. Le chancelier a aussi la garde des sceaux de la Praxis de France et est chargé de dresser et de contresigner les actes ordonnés par le prince. Il a en outre l’honneur de présider le secret du Roi. L’actuel Chancelier est le cardinal de la Balue.

Le contrôleur général des finances : Les responsabilités du contrôleur général des finances sont les plus larges de toute l'administration de l’Hégémonie : selon l’ordonnance de 1665, il a pouvoir de « faire rapport en notre Conseil de toutes les affaires qui concerneront notre service et de toutes autres indifféremment ».Le contrôleur général des finances dirige les finances, l'agriculture, l'industrie, le commerce, les ponts et chaussées et la ferme générale. C’est le vicomte de Lanjuinais qui en a la charge.

Le premier valet de chambre du Prince : Il faut tout d’abord noter qu’il y a quatre premiers valets de chambres qui dirigent la chambre du roi par quartier. Compte tenu de leur grande influence sur le roi, on créa quatre postes pour limiter leur pouvoir sur le roi. Cependant ces hommes cumulent plusieurs charges, ce qui leur permet de rester à la cour toute l’année. Ils dirigent les trente-deux valets de chambre ordinaires du roi et les serviteurs de la maison du roi. Ils ont théoriquement pour supérieur hiérarchique le Premier Gentilhomme de la chambre (goule). A la tête de ces quatre hommes, un vampire les supervise et s’assure d’une certaine manière de la sécurité vampirique de la personne royale. Il est aussi le Maître des Légats en France et à l’étranger. Cette position fait de lui la personne la plus proche de la famille royale (hors le Prince) à la Cour. Aujourd’hui, c’est Thierry de Bontemps qui a la charge.

Le ministre des artisans : il est le maître des cérémonies et de l’étiquette à la Cour. Inutile de dire que sans lui, on n’a pas ses entrées à la Cour car il commande les généalogistes de la Cour. C’est une personne au premier abord sans véritable pouvoir régalien mais il a comme charge complémentaire de commander la maison du Prince – maisons civile, militaire et ecclésiastique – et cela lui donne un statut redoutable. Il se nomme Guillaume de Lamoignon des Deux Brézé.
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Les légats dans les fiefs

Message  Nono le Ven 18 Jan 2008 - 1:36

Les légats forment l’ossature de l’organisation de l’administration du Prince dans les fiefs. Ils sont nommés par des lettres de commissions et ils représentent le type le plus ancien et le plus pur de la délégation de l’autorité du Prince, un peu à l’image des sénéchaux dans les villes vampiriques. Les légats sont véritablement les agents à la discrétion du pouvoir du Prince : cela veut dire qu'à l'image des sénéchaux, ils exercent des fonctions temporaires et sont toujours révocables. Le légat est à la fois l'homme du Prince dans sa circonscription, mais aussi l'homme qui doit représenter les voeux de la population vampirique jusqu'au niveau du conseil de sang à Versailles. Concrètement, les légats sont choisis en général parmi les maîtres des requêtes (les Barbus). Le légat ne dépend que du Prince et de son conseil, il n'a pas à rendre de compte notamment aux Marquis. Dès les origines, on constate une lutte farouche locale entre les Marquis et les légats. Il n'est pas rare que les légats restent longtemps en fonction dans leur fief. La circonscription ordinaire du légat est précisément le fief. Le nombre des légats se stabilise à 34 en 1661. En réalité, il y a en France 26 fiefs administrés, 25 légats auxquels on ajoute 8 légats extraordinaires pour les pays d'annexions récentes.

Les fiefs sont assez étendus et correspondent à 3 ou 5 départements actuels. Le moyen des légats est réduit, ils disposent d'un représentant, une sorte d'adjoint, un subalterne délégué. Ils sont en fait officier de justice, de police, de finance, commissaire déporté du fief, ceci pour l'exécution des ordres du Prince. En matière de justice, le légat exerce comme une sorte de contrôle sur le bon fonctionnement des institutions vampiriques, tout dépend de la relation avec les Marquis locaux. Il a un pouvoir en matière de lutte contre la rébellion, émeutes ou révoltes. En matière de police, cela équivaut au maintien de l'ordre, mais aussi à administrer au sens large telle la tutelle sur les villes. En matière financière, elle concerne beaucoup l’impôt mais surtout les impôts nouveaux telle la capitation, ils doivent assurer le bon transport des impôts. Le nouveau chef des légats à Versailles est monsieur de Bontemps.
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La maison du Prince à Versailles

Message  Nono le Ven 18 Jan 2008 - 1:38

La maison du Prince représente tous les serviteurs du Prince à Versailles. Elle est séparée en deux chambres : la chambre domestique et la chambre militaire. La première est composée dans l’ordre hiérarchique des valets, laquais et pages. Elle est aussi liée étroitement aux grands communs du palais qui assure les besoins journaliers de la cour en nourriture, bougies, jardiniers et paysagistes… Ces derniers tiennent ouvertement à la tenue de cette organisation à cause de la proximité avec la famille royale. La seconde est composée des « Roses » du palais et des soldats de la Garde royale attenant de la Maison de France (le ministère d’un point de vue humain). Les « Roses » sont des femmes mais attention, ce sont des soldats ayant un accès à tous les secteurs de la vie de Versailles. La plupart des capitaines de la Garde royale sont d’ailleurs des goules de ces dernières et veillent ainsi en permanence à la sécurité du Prince, du Roi et de la famille royale. Ces deux chambres sont sous le contrôle de deux vampires sous l’autorité du ministre des artisans : monsieur Amyot d'Inville pour la chambre des domestiques et monsieur de Tréville (qui dispose d’un lien étroit avec le Prince) pour la chambre militaire.
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